LA CHAPELLE
SAINTE ANNE DE ROHARS

Les Amis de la chapelle sainte Anne de Rohars

Retour accueil
Alain Monnié

mise à jour 18 mars 2016

La chapelle est ouverte au public de mai à septembre
les samedis, dimanches et jours fériés de 10h00 à 19h00 (hors évènement)

Depuis mai 2012 la chapelle Sainte Anne restaurée est de nouveau accessible au public.
Des événements y sont régulièrement organisés, expositions, concerts etc.
Mais le site a pour vocation également à devenir un point d'accueil touristique pour la population qui peut venir y découvrir cet environnement si particulier des marais estuariens

Le 1er mai a lieu une journée Peintres dans la nature au profit de l'association et de la chapelle.

1er mai 2005    1er mai 2006  1er mai 2007    
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1er mai 2015  1er mai 2016

Son histoire Les Amis de la chapelle
Ste Anne de Rohars
La cloche et
les logements
L'actualité de la chapelle
Les événements programmés
Que s'est-il passé à la chapelle ?
en 2013 en 2015 en 2016  
Des photos L'intérieur de la chapelle Mes sources La reconstruction 2005 - 2012
TRISTE ET LAMENTABLE : LA CHAPELLE A ÉTÉ CAMBRIOLÉE DANS LA NUIT DU 28 AU 29 AOÛT 2014. DEUX SERRURES HS, DU MATÉRIEL ( DÉBROUSSAILLEUSE, FRIGO, CAFETIERE, BOISSONS ETC. ) ENTREPOSÉ DANS LA SACRISTIE A ÉTÉ DÉROBÉ. LES BANCS CONSTRUITS PAR UN MEMBRE DE L'ASSOCIATION ONT DISPARUS... Merci pour les bénévoles qui depuis dix ans se sont investis dans ce projet.
Pour mémoire, en 2013 une des deux tables extérieures nous avait déjà été volée quelques semaines après son installation.
La Chapelle Sainte Anne de Rohars
Sur des parties de l'édifice datant du moyen âge elle fut reconstruite au tout début du XVIIIe et bénite en 1707, ce qui lui donna le volume que l'on connait aujourd'hui, tout au moins pour la nef principale.
La chapelle fut vendue à la Révolution avec les biens du prieuré mais échappa à la destruction.
En mauvaise état elle fut restaurée à nouveau en 1848
et vit la construction d'une sacristie.
Ensuite elle fut utilisée comme bâtiment paroissial jusqu'au début des années 1960
L'abandon dont elle avait fait l'objet depuis cette époque a attristé les habitants de la région et le désir de la voir renaître de ses ruines était très fort.
Il n'était pas question d'en refaire un lieu de culte, mais sa situation exceptionnelle en bord des prairies de Loire en fait un lieu parfait pour abriter des manifestations culturelles et pour servir de point d'information et d'observation pour les visiteurs de Rohars.
Les évènements 2017 à la chapelle sainte Anne de Rohars

lundi 1er mai 2017 Journée "Peintres dans la nature"

Samedi 3, dimanche 4 et lundi 5 juin 2017 de 10h00 à 18h00

Exposition de l’association « la Galerie d’Art Nazairienne »
Pour découvrir des artistes peintres de Saint Nazaire le weekend de la Pentecôte.
Entrée gratuite

samedi 17 et dimanche 18 juin 2017 de 10h00 à 12h00 et 14h00 à 18h00

Brière et briérons
Pour découvrir la Brière notre voisine
1 - Exposition "La sauvegarde des marais briérons" du Parc naturel régional de Brière. 16 panneaux.
2 - Toute les heures projection d'un film de 15minutes "Brière et briérons" de Richard Chenay sorti en 1947 sur la vie des briérons de l'époque.
Ce document passionnant relate la dualité de la vie briéronne, dont le tortillard, petit train assurant le transport des ouvriers des chantiers. Film aimablement prêté par le Musée de la marine du Brivet de Montoir de Bretagne.
Entrée gratuite

Dimanche 2 juillet 2017 - 17h00

Concert avec le Quartet MOJO SWING
Du swing chanté sur des arrangements inspirés de l’âge d’or du Swing de Benny Goodman à Duke Ellington-
Entrée 5 €

Dimanche 30 juillet - 18h00 Concert d'été à la chapelle de Rohars
Commune - commission culturelle
 
samedi 16 et dimanche 17 septembre 2017 de 10h00 à 18h00 :
Journée
européenne du patrimoine
Exposition Pierrick TUAL à la chapelle
Les Amis de la chapelle sainte Anne de Rohars
SON HISTOIRE - Du moyen-âge au XXIe siècle
La chapelle est le dernier témoin à Rohars, village portuaire de Bouée, de l'existence d'un prieuré gérant des biens situés sur les territoires actuels de Cordemais et de Bouée appartenant à l'abbaye Sainte Marie de Pornic, Sancta Maria de Pornidio, soumise à la règle de Saint Augustin.
Les chanoines réguliers étaient des clercs se distinguant des moines par le fait qu'ils assumaient la charge pastorale d'âmes au sein d'une église paroissiale, alors que les moines vivent retirés du monde. Les chanoines réguliers de saint Augustin menaient donc une vie de prière mais exerçaient un ministère pastoral.
L'existence du prieuré est avérée depuis le XIVe mais il a probablement été établi au XIIIe
Les offices religieux liés aux obligations du prieuré, même en l'absence de clercs, expliquent le maintien d'une chapelle à Rohars jusqu'à la Révolution, une messe par semaine devant y être célébrée.
Ancien village portuaire, Rohars est aujourd'hui un port relique c'est à dire uniquement desservi par un étier d'accès à la Loire alors que le lit du fleuve y était autrefois directement accessible et longeait la chapelle.
Le creusement du chenal navigable et le comblement alluvionnaire provoqué volontairement par des dépôts rocheux ont profondément modifiée la vie de ces anciens ports d'étiers qui jalonnaient l'estuaire.
Sainte Anne de Rohars nous rappelle le passé de ce village qui a connu au XVIème siècle en particulier une activité portuaire importante.
Dans un compte de 1330 environ le prieuré est taxé de 7 sols (sous)
En 1391 le prieuré de Rohars
est taxé de la somme de 1 franc (20 sous) par les papes établis à Avignon. Campbon devait payer 70 sous, Lavau 35 sous, Malville et Prinquiau 16 sous et Quilly seulement 8 sous. Les régistres de ces impositions sont conservés au Vatican ; ils sont écrits en un latin assez barbare, paraît-il. Le prieuré de Rohars figure encore sur les rôles de 1391 à 1396
. (Barthélémy)

Les moines le quittèrent très tôt, peut être au XVIe siècle ou au moins au tout début du XVIIe, mais un prieur commendataire continuait d'en perçevoir les revenus,

Archives Y. Labarre
En 1557, Jean Heaume, abbé de Sainte-Marie de Pornic, nomma Guillaume Pineau , prieur de Sainte Anne de Rohars, chapelle située, dit l'acte d'insinuation, sur le territoire de la paroisse de Savenay.
Guillaume Pineau succéda ensuite à Gaspar du Gay comme abbé commendataire de l'abbaye Sainte Marie de Pornic en 1602. Ce qui veut dire, s'il s'agit de la même personne, que Sainte Anne de Rohars était déjà en commende en 1557.

début XXe

Dans un pouillé diocésain de 1648 on lit : Rohard - Ordre de Saint Augustin - Sainte Anne 26 juillet. Paroisse de Bouée, fillette de Savenay - Patron : l'abbé de Pornic. - Revenu 350 livres. M. Mesmin

Aveu de 1679 du prieur Louis Barbier du Metz
Une maison et ses dépendances , situées près du rocher de Rohars, en la close du Prieur, étaient grevées d'un droit assez singulier :
Les seigneurs possesseurs et détenteurs des dites choses, les manans et habitants en icelle maison doivent faire passer par gens suffisants, à leurs propres coûts et dépens, conduire et mener par sur l'eau les dits prieurs, et chacun d'eux en son temps, et aussi leurs chiens, gens et serviteurs étant en leur compagnie, avec une barque ou bateau dûment équipé et appareillé, du dit lieu de Rohars au clos de Rays outre Loire, toutefois et quantes il y plaira audit Prieur et commendataire
.
En 1679 le prieur devait donc utiliser les services des habitants de Rohars pour traverser la Loire.

La chapelle prieurale est reconstruite en 1707

En 1707 la chapelle était bénite par le vicaire de Bouée et le recteur de Savenay.

"Le Dimanche 31eme jour de Juillet 1707, la chapelle de Saincte-Anne, située au village de Rohard, a été bénite par noble et discret Messire Jan Challet, recteur de Savenay, en présence de Messieurs Meignen, Bodan prêtres, Gravai sieur de Hautefeuille, Mosnier, sieur de Boyenne et plusieurs autres qui ne signent."
Signé : Vaussanges, vicaire de Bouée.

(Archives de la Commune de Bouée, Registre de BMS 1707.)
Bernard David  nous renseigne sur les participants à la cérémonie :
Le recteur de Savenay se nommait effectivement Jan Challet à cette date, il était aussi celui de Bouée, paroisse succursale de Savenay, dite trève, fillette, feillette ou feuillette (paroisse-fille).
Mathurin Gravai, sieur de Hautefeuille, est un personnage important de l'ordre judiciaire : c'est le procureur fiscal de la juridiction de la vicomté de Donges et de la baronnie de la Roche en Savenay. Son rôle essentiel est de défendre les intérêts du seigneur. Il réside à Bouée.Sa femme, Françoise Delaunay, est propriétaire des terres de la Paclais et de la Rostannerie ; ils se sont mariés le 16 février 1699 à Bouée
Quant à Mosnier, sieur de Boyenne, il s'agit de Louis Mosnier, un avocat qui a exercé les fonctions de sénéchal (juge) dans différentes justices seigneuriales des environs de Bouée. C'est l'époux de Jeanne Busson (mariage le 10 novembre 1701 à Fay).
Mosnier aurait bien pu être fermier du bénéfice du prieuré de Sainte-Anne, simple hypothèse dont la vraisemblance s'accrédite quand on voit que sa fille Marie se marie en 1723 dans la chapelle de Rohars. Les mariages dans la chapelle sont assez rares et doivent toujours être accordés à des familles liées au prieuré.

Ainsi en 1707 eut lieu une bénédiction de la chapelle, nécessaire pour pouvoir y célébrer des offices, à la suite des derniers travaux de reconstruction.
En effet un ouragan le 30 décembre 1705 avait endommagé gravement l'édifice.
Cet ouragan de force 12 a dévasté la Bretagne et la Normandie les 30 et 31 décembre 1705 et provoqué de graves dégâts : Clochers renversés, maisons détruites, fermes abattues, pommiers et poiriers arrachés etc.
La mention de l'arrivée de cet ouragan a même été consigné sur le registre BMS de la paroisse.
Le 30 décembre (1705) est arrivé le grand ouragan
(Archives de la Commune de Bouée, Registre de BMS 1705.)
"Le 30e de Xbre est arrivé le grand houragan"
Un document de 1728 nous apprend ceci :
(...) les grosse réparations tant de la chapelle du prieuré que des églises paroissiales de Cordemais et de Boüai (Bouée) auquel le dit prieur de Sainte Anne de Rohard est obligé de contribuer à cause des dîmes qu'il perçoit dans ces paroisses. Lesquelles réparations le laissent pas d'être considérables, les églises de ces paroisses étant situées sur les bords de Loire et exposées à des ouragans si considérables que l'église du prieuré en fut entièrement renversée en 1706.
(en réalité 30 décembre 1705)


Les murs ont donc bien été reconstruits à la suite de l'ouragan de 1705

 
Une cloche à la chapelle et la maison prieurale

En 1622 Lors de la prise de possession du prieuré au nom de Claude Robert la chapelle Sainte-Anne ne possède pas de cloche et les logements ne sont plus utilisés. L'acte d'insinuation stipule que :
"sur les emplacemens ou estoint antiennement les logemens dudit prieuré joignant lad chappelle a laqlle ny a point de cloches pour le pnt [présent]"
A cette époque il n'y a pas de cloche mais par contre il est clairement fait allusion aux anciens logements des prieurs joignant la chapelle.

En 1668 Nicolas Guyet prend personnellement possession du prieuré. Il est écrit dans l'acte d'insinuation qu'il a :
"baisé ledit autel, celebré la ste messe, sonné la cloche ."

En 1675 prise de possession au nom de Louis Galliot on peut lire :
"l'autel qui est en lad. chapelle, Icelluy baisé, sonné la cloche estant en icelle,
"

En 1679 prise de possession au nom de Louis Berbier du Metz on lit :
" avoir fait prieres devant l'autel sonné la cloche pour convoquer le peuple"
Cette dernière mention montre bien qu'il s'agit bien de la cloche de la chapelle et non d'une simple clochette :

le 23 août 1751 dans un document établi à l'occasion de la prise de possession du prieuré au nom de Jean-Louis de la Houssaye, on peut lire "Ensuite, nous nous sommes transportés en compagnie dudit sieur Menoreau sur les vestiges de logemens et maisons au coin de lad[ite] chapelle vers le nort où ledit sieur Menoreau a remué pierres, lesquels vestiges consistent simplement en quelques bouts de masures qu'on nous a dit être autrefois la maison prieurale".
il ne restait plus que quelques vestiges de ce que l'on supposait à l'époque être les restes d'une maison prieurale.
L'acte d'insinuation précise également que les participants de la prise de possession ont " « sonné et fait sonner la cloche ».

En 1767, Auguste-Marie-Xavier de la Bintinaye, clerc tonsuré du diocèse de Rennes, fut représenté pour sa prise de possession du prieuré de Rohard par missire Nicolas Thiélin, prêtre, diacre d’office de l’église cathédrale de Nantes.
Arrivé en barge à Rohars, venant du Pellerin, Thiélin, accompagné de deux notaires royaux, ouvrit les portes de la chapelle Saint-Anne ;
"étant entré dans lad. Chapelle revêtu d’un surplis et pris de l’eau bénite, sonné la cloche, fait génuflexion au-devant de l’autel, baisé icelui autel, fait prières et oraisons." Les notaires firent lecture " à haute et intelligible voix, en présence du peuple qui s’est trouvé" des différents actes fondant les droits du sieur de la Bintinaye sur le prieuré. Ensuite, ils se rendirent sur les différents cantons de terre, pré ou vigne dépendant du prieuré, sur lesquels le fondé de pouvoir du prieur "a fait motion de terre, arraché herbe, coupé branches d’arbres, hayes et vignes et le tout circuité et environné autant qu’il a été en son pouvoir".

LA CLOCHE

Dans les cinq derniers textes on voit qu'il est clairement fait mention d'une cloche que les intervenants font sonner alors qu'il n'en existe pas en 1622.
La cloche dite "du baptême" logée dans le clocher de l'église Notre Dame de Bouée est bien l'ancienne cloche de la chapelle Sainte Anne. Elle fut fondue en 1667 par le prieur Jean Robert comme il est inscrit sur la cloche elle même.

M ESSIRE IEAN (jean) ROBERT PRIEUR DE SAINCTE ANNE DE ROHARD MA FAICT FONDRE 1 6 6 7 M I NIGT

"Les prises de possession comportent toujours divers actes symboliques, qui sont rapportés en détail ou dont l'impossibilité est signalée. Sonner la cloche est un de ces actes symboliques. Il ne s'agit bien sûr pas de la clochette utilisée pendant la célébration de la messe, au moment de l'élévation."
Cette cloche de Rohars s'est retrouvée dans le clocher de l'église de Bouée, car celle-ci avait été dépouillée de ses cloches en 1793.
Lors de la reprise du culte, vers 1800, on a dû solliciter la propriétaire de la chapelle (la veuve Pichot, belle-sœur de l'acheteur du bien national) pour qu'elle cède la cloche de Sainte-Anne au profit de l'église Notre-Dame.
(Bernard David)

Voir le paragraphe sur les cloches de l'église de Bouée


La cloche aujourd'hui dans l'église de Bouée

Diamètre : 350 mm - Poids estimé : 30 Kg - Epaisseur estimée : 25 mm
Audit 2006 - Ets Alain MACÉ - Cédric PICOT

Le document ci contre extrait de l'encyclopédie de D'Alembert et Diderot (1765) énumère les actions à effectuer au moment de la prise de possession d'une église ou chapelle.
(livre numérique Google)

Il est précisé que l'on doit baiser l'autel, prier dans l'église mais aussi sonner la cloche.


LA MAISON DU PRIEUR

Les textes ne laissent aucun doute, il y avait bien des logements qu'utilisait le prieur juqu'au passage en commende.
D'après l'acte de 1622 et celui de 1751 on peut avancer l'idée que ces logements joignaient la chapelle au coin nord.
Rappelons que l'abbaye de Pornic ne fut jamais une abbaye de grande importance et que le nombre de moines présents à Rohars était certainement modeste.

En 1622 on parle déjà d'emplacements où se situaient les anciens logements. On peut donc en déduire qu'ils étaient abandonnés depuis longtemps.

Aucune trace n'est visible aujourd'hui de ces anciens logements. Tout au plus peut on dire qu'effectivement au coin nord le rocher est très présent et qu'une maison a très bien pu y être édifiée.

La Révolution - Fin du prieuré et vente de la chapelle - La restauration de 1848

En 1791 elle est vendue avec les biens du prieuré comme bien national au sieur Pichot de Lamabilais* habitant la Bouquinais. Elle était en mauvais état. Une restauration est effectuée en 1848 qui vit aussi la construction d'une sacristie.
Les pignons sont arasés, il n'y a plus de cloche, une croix surmonte le pignon d'entrée.
*ou encore La Mabilais. L'acte de vente est signé Pichot L'amabilais
La chapelle rachetée à la Révolution par le sieur Pichot de l'Amabilais est passée ensuite dans le giron de la famille Legland de Rohars. On ne sait exactement quand ni dans quelles circonstances mais en 1848 ce sont bien les frères Legland qui sont désignés comme propriétaires dans l'inventaire de la chapelle réhabilitée. La chapelle ne représentait pas d'intérêt financier en elle même. C'est donc bien sur un plan affectif et religieux qu'elle avait une chance de poursuivre son existence.
Selon une tradition familiale transmise par certains descendants de Jean Legland, habitant de Rohars et passeur à la Révolution de fugitifs vendéens après la bataile de Savenay, ce serait son épouse, née Françoise Béranger, qui aurait fait le voeu de reconstruire une chapelle à Rohars et de la dédier à Sainte Anne si son mari sortait vivant de son entreprise humanitaire. Les enfants entreprirent ensuite cette reconstruction.
Nous savons effectivement que les enfants de Jean Legland ont œuvré pour la restauration. Bien évidemment cette chapelle et le prieuré étaient dévolus à Sainte Anne bien avant cette époque. De tout temps le prieuré a été désigné comme dédié à Sainte Anne de Rohars.
Parler de reconstruction est peut être excessif. Même si la chapelle était en mauvais état elle n'était pas en ruine. Il s'agissait plutôt d'une réhabilitation. Toutefois la sacristie fut bien construite à cette époque.
En tout cas si la famille Legland n'avait pas pris fait et cause à l'époque pour la chapelle, celle-ci aurait sans doute disparu depuis longtemps.

La chapelle a été bénie le 17 septembre 1848 et à cette époque ses différentes parties sont à l'état neuf.
Dans le procès-verbal de la visite établi auparavant le 7 août 1848 à la chapelle il est précisé que La toiture, les murs à l'extérieur et à l'intérieur, les portes et fenêtres sont en très bon état. Les lambris sont neufs. Les pavés sont en bon état et l'autel en bois peint neuf. Les gradins sont en très bon état.
Il est dit qu'elle a été bénite avant 1793, que la sainte messe n'a pas été dite depuis. D'autre part il est d'usage d'y aller en procession le jour de la saint Marc et souvent un des jours des Rogations.
En 1858 un autre procès-verbal nous apprend qu'elle a été bénite le 17 septembre 1848 et que la messe a été dite ce jour là. Les processions ont lieu, est-il écrit, le jour de la Saint Marc et le mardi des Rogations. A noter qu'il n'est pas encore question de processions à la Sainte Anne
Elle est devenue un lieu de culte pour les paroissiens. Le prieuré n'ayant plus d'existence.

La chapelle a été utilisée jusqu'en 1963 , certaines personnes, membres de l'association, y ont participé et s'en souviennent parfaitement.
Deux choses ont marqué les esprits, la voûte lambrissée peinte en bleu et parsemée d'étoiles jaunes et surtout une maquette de voilier accrochée à cette voûte.

Le prieuré était un lieu de pèlerinage, notamment à la fête de Sainte-Anne, tous les 26 juillet et aux Rogations.
La population de Bouée devait y participer en masse. Comme il a bien été précisé dans le procès-verbal de 1848 les processions existaient sans doute depuis assez longtemps puisqu'à déjà à cette époque elles étaient répertoriées comme étant un usage. Mais en 1848 et 1858 c'est le jour de la St Marc, le 25 avril, qui est signalé comme date du pélerinage (en plus du mardi des Rogations) et non la sainte Anne le 26 juillet.
Les processions à la Sainte Anne ont remplacées celles de la St Marc par la suite.

Le 12 mars 1967 une forte tempête sévit dans la région et provoqua les premiers dégâts à la toiture de la chapelle. Bien entretenue jusque là le bâtiment fut abandonné à son triste sort jusqu'à n'être plus qu'une ruine.

En 2004 la chapelle et le terrain deviennent propriétés communales.
Bien privé jusqu'au réaménagement foncier la chapelle est attribuée à la commune en tant que patrimoine historique de Bouée.

En janvier 2005 les travaux de réhabilitation ont pu débuter.

De quand date la chapelle telle que les habitants l'ont connue jusqu'en 1963 ?
La chapelle a été reconstruite et bénite en 1707, la nef principale est de cette époque.
La chapelle fut restaurée à la suite d'une destruction quasi totale due à l'ouragan du 30 décembre 1705. Ouragan de force 12 qui dévasta la Bretagne et la Normandie.
La sacristie est la partie la plus récente du monument. Elle date de l'époque de la dernière restauration intervenue en 1848, la porte sud a été murée. Les pignons sont arrasés, il n'y a plus de cloche.

En novembre 2011 La chapelle est reconstruite

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Quarante ans de dégradation en images - 1967 à 2005

carte postale ancienne

1974

1977

1991

2000


Vue aérienne 2004

Cliquez sur les photos pour retrouver la chapelle au cours des années


2005
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Étonnant : Une visite virtuelle de la chapelle sur le site de la société de chasse de Bouée   Cliquez
L'intérieur de la chapelle Sainte Anne de Rohars

LA CHAPELLE AUJOURD'HUI

De tous les éléments qui ornaient la chapelle autrefois, seule la belle statue de sainte Anne avait été heureusement conservée. Elle a donc retrouvé sa place comme symbole fort de l'histoire de l'édifice. Nous avons cherché par ailleurs à retrouvé l'allure que la chapelle avait sans toutefois remettre des ornements à l'identique. L'ancienne chapelle a retrouvé sa croix et sa statue pour rappeler son ancienne vocation religieuse. Des sculptures, maquettes et peintures créées spécialement permettent aujourd'hui d'embellir l'édifice dans une disposition qui rappelle celle qu'avait autrefois "l'église" de Rohars. L'autel en bois n'a pas été reconstitué mais l'ancien en pierre qui le soutenait a été conservé et mis en valeur. La voûte lambrissée en châtaigner est bleue comme à l'origine mais sans les étoiles jaunes. Des bancs ont été fabriqués pour rappeler ceux qui équipaient la chapelle. Enfin les tomettes sont neuves mais semblables à celles qui pavaient le bâtiment.
Hormis la statue de sainte Anne toutes les oeuvres ont été créées spécialement pour la chapelle et offertes par leurs créateurs

Téléchargez un document récapitulatif sur les éléments décoratifs actuels ICI

                
La statue de sainte Anne et Marie enfant. En plâtre.
Mise à l'abri par la famille Pageot de Rohars elle a retrouvé son emplacement en 2011.
C'est le seul élément d'origine déjà présent en 1848


Maquette de Pierre Coquin de l'association qui remplace l'ancien ex-voto disparu. Il a appelé son bateau "Les Amis" : tout un symbole...
A noter la voûte reconstituée en bleu

Oeuvre d'Alain Mancel, bénévole aux Amis de la chapelle et artiste peintre. Elle est conçue à la manière des fresques de l'abbaye de Saint-Savin. Cette peinture rappelle l'histoire de la chapelle et du début de la reconstruction par les Amis de la chapelle sainte Anne de Rohars

Demi coque offerte par Régis Moreau dit Picotto

En souvenir de Donatien Brisé dit Tanisse dernier pêcheur de Rohars mort en 1946 - Création Jacques Etourneau - En savoir plus

Hommage à Jean Legland habitant de Rohars à la révolution qui fit traverser la Loire à plus de mille réfugiés vendéens après la bataille de Savenay de 1793. Sa famille est à l'origine de la réhabilitation de 1848 - Création Jacques Etourneau - En savoir plus

L'autel en pierre se trouvant sous celui en bois de 1848. Peut être l'autel précédant. La dalle en granit, récupérée dans une carrière du Sillon de Bretagne, a été polie à la main par Christophe Naud, tailleur de pierre et membre de l'association. Des anciennes tomettes de la chapelle ont complété l'ensemble.


Quatre bancs dans la chapelle dans le style des anciens construits par Philippe Joulain, membre des Amis de la chapelle.

CES BANCS ONT ÉTÉ VOLÉS DANS LA NUIT DU 28 AU 29 AOÛT 2014

LA CHAPELLE AVANT

En 1753 Sainte Anne de Rohars était dotée de quelques ornements dont voici l'inventaire effectué par Jean Bouvron notaire royal.
- Un calice d'argent avec sa patisne (patène) en bon état
- Une chasuble, étolle
(étole), manipule, voile et bourse
- Un devant d'autel à fleurs, en estat de service
- Deux aubes de toilles blanches avec trois... et deux ceintures, une des aubes avec sa ceinture en etat de servir et l'autre à changer.
- Un messel
(missel) avec son coussin, le messel en bon état, un pupitre en bois, en bon état.
- Les cartes d'autel à changer, quatre napes
(nappes) en état de servir, un crist (christ) d'os sur une croix de bois, à changer, deux mauvais chandelier de bois.
- Une petite clochette de metail
(métal), servant à l'autel.
- Une petite armoire de sapin, avec sa clef et serrure, ou on serrent et enferme les ornements
- Un mauvais rochet
(surplis)

Archives de la chambre des notaires de l'arrondissement de Nantes - Document publié par Ch. Bougouin dans le bulletin de la société archéologique de Nantes et de la Loire Inférieure en 1870
Notons qu'il est rapporté également que M. Vincent Magoüet, Sr de maupertuis est fermier du temporel dudit prieuré. et que Missire Jean-Louis de la houssais , preste, est prieur commendataire de Sainte Anne de Rohard.

En 1848 et 1858 sont établis deux procès-verbaux.
Dans ces deux procès-verbaux il n'est question que d'une seule statue, celle de Sainte Anne avec la vierge Marie en plâtre coulé
Sont répertoriés également deux chandeliers en cuivre rouge, un calice tout neuf, une croix dont le christ est en cuivre rouge, un bénitier en pierre. Pas de missel, on va s'en procurer un nouveau est-il écrit en 1858, deux nappes d'autel en lin, une fine et une grosse, une patène, une clochette, des burettes, une aube. Il est aussi précisé que le sceau des reliques est intact.

 

La photo ci-dessous montre l'intérieur de la chapelle lorsqu'elle était encore intacte et utilisée. (collection Y. Labarre)
On remarquera le bateau, les statues, le chemin de croix les bancs et l'absence de poutre apparente (entrait).

         
                               L'intérieur de la chapelle
                      cliquez pour agrandir


Les Statues descendues de leurs socles
cliquez pour agrandir


Cliquer sur l'image pour agrandir



L'intérieur de la chapelle vers 1975
photo Trébulle - cliquez pour agrandir

Voir dans la page de Rohars, le paragraphe sur le prieuré
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La chapelle prête à être embellie

La statue de Sainte Anne

La statue de Sainte Anne et de la vierge Marie a réintégré la chapelle en décembre 2011
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Les Amis de la Chapelle Sainte Anne de Rohars
Adresse postale :
Président
Téléphone
2 route du Syl - La Mairie - 44260 Bouée
Alain Monnié
02 40 56 13 65

L'association Les Amis de la Chapelle Sainte Anne de Rohars a été déclarée en préfecture le 16 juillet 2004, déclaration parue au journal officiel du 7 août 2004.
Cette association a signé avec la commune de Bouée, propriétaire de la Chapelle Sainte Anne de Rohars, une convention lui déléguant la responsabilité de sa restauration.
Elle a pour but :
- D'œuvrer pour la reconstruction, l'embellissement et la promotion de la chapelle Sainte Anne située à Rohars, en accord avec son propriétaire.
- De percevoir les dons et subventions nécessaires aux travaux et à l'entretien dans le respect des termes de la convention.

En 2012 une nouvelle convention de mise à disposition de la chapelle est signée entre l'association et la commune.
L’association s’engage à oeuvrer pour la promotion de la chapelle Sainte Anne située à Rohars
Elle est responsable de la bonne utilisation de la chapelle Elle est chargée de valoriser le capital communal historique, touristique et culturel que représente la chapelle sainte Anne en accueillant des utilisateurs festifs et culturels pour des manifestations ouvertes au public.
Sous sa responsabilité, l’association permettra l’accès de la chapelle au public, hors évènements, par des plages d’ouvertures raisonnables, de mai à septembre.
Elle assure l’entretien courant du site et de la chapelle.

Les Amis de la Chapelle de Rohars ne sont, dans cette opération que les délégataires de la commune, les élus étant garants devant la population de la bonne utilisation des fonds publics et responsables de la chapelle devenue propriété communale.

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Les Travaux de restauration depuis 2005

La chapelle telle que nous l'avons trouvée en 2005


Mars 2012 - La chapelle reconstruite les aménagements extérieurs peuvent commencer ainsi que l'aménagement intérieur.
L'hiver passé nous pouvons débuter les travaux d'aménagement de l'extérieur. De la terre est amenée sur place grâce au concours bénévole d'un bouésien et de sa tractopelle prêtée par son entreprise ainsi qu'avec l'aide des agriculteurs membres de l'association. La statue est nettoyée et l'autel va être embelli. Tout doit être prêt pour le 23 avril 2012 et l'inauguration officielle.
Photos mars 2012
Décembre 2011 - Fin des travaux et transfert de la statue de sainte Anne et de la Vierge Marie
L'intérieur terminé, la statue de Saint Anne et de la Vierge Marie mise à l'abri retrouve sa chapelle. Elle est signalée dans l'inventaire de 1848 comme étant la seule à l'époque dans la chapelle. Elle avait été mise à l'abri par la famille Pageot lorsque le bâtiment était ouvert à tous vents. Elle va être nettoyée et rejoindra la niche où elle était exposée autrefois au dessus de l'autel.
Photos décembre 2011
Octobre 2011 - menuiseries et sol
Les menuiseries sont en place. Le sol en tomettes est en cours de pose.
Photos octobre 2011 deuxième série
Octobre 2011 - Les échafaudages extérieurs sont enlevés
L'extérieur est terminé, les échafaudages démontés. Les enduits intérieurs sont en cours et la voûte en lambris peinte.
D'autre part l'autel en pierre est piqué par les membres des Amis de la chapelle en attente de réfection.
Photos octobre 2011
Septembre 2011 - Les travaux se terminent
La voûte est posée en attente de la peinture. Les menuiseries sont réalisées et en cours de pose. Les murs extérieurs sont terminés.
Restent le sol, les enduits intérieurs et la peinture de la voûte en lambris. Fin des travaux mi-octobre
Photos septembre 2011
Début juillet 2011 - La charpente est posée
Le 6 juillet 2011 la charpente est posée. L'association de son côté continue de restaurer le mur d'enceinte entre l'entrée centrale et le village.
Photos juillet 2011
Mai 2011 - La maconnerie est terminée
Les murs sont remontés, les corniches en tuffeau et chevronnières en granit sont en place. La croix est taillée et mise en réserve en attendant la couverture.
Photos mai 2011
Avril 2011 - Les murs sont remontés
Les murs sont remontés à la mi-avril. les corniches sonrt en cours de pose. La sacristie retrouve son habillage.
Photos avril 2011
Mars 2011 - Les entreprises débutent les travaux
1er mars réunion de chantier s'est tenue sur le site. Dans un premier temps les échafaudages sont installés.
Photos mars 2011
2010
Après la fin de la reconstruction du mur nord l'association a continué l'aménagement du mur d'enceinte. En effet cette année a permis de mettre en place le financement définitif pour la reconstruction totale de la chapelle par des entreprises spécialisées. Celles ci ont été choisies à la suite d'un appel d'offre lancé par la commune. Monsieur Forest, architecte du patrimoine, a préparé le dossier qui nous a permis de retenir des entreprises compétentes.
Bonne nouvelle : Le coût total est entièrement couvert par les participations publiques et le mécénat ce qui fait que le chantier ne grèvera pas le budget ordinaire de la commune. Les participants sont pour les collectivités publiques : la Communauté de communes Loire et Sillon (50 000 €) et le Sénat (20 000 €). La part communale est couverte par l'apport de la Fondation Total (70 000 €) et de la souscription de la Fondation du patrimoine (34 000€). Souscription à laquelle a participé monsieur Rimbert (4000 €) donateur privé descendant de Jean Legland propriétaire de la chapelle à la Révolution et dont la fille avait entrepris la restauration de 1848.
D'autre part les nombreux petits donateurs et les manifestations nous ont permis d'alimenter le compte de l'association. Les fonds ainsi récoltés vont nous permettre d'assumer les dépenses nécessaires à l'embellissement et l'entretien du site de la chapelle.
A noter aussi que le Conseil général de Loire Atlantique n'a pas daigné participer à notre projet de restauration qui concernait pourtant la dernière chapelle présente dans l'estuaire de la Loire.
Le 2 décembre 2010 le conseil municipal a définitivement retenu les entreprises. La première réunion de chantier est prévue pour le mois de février 2011.
Photos 2010
Novembre 2009 - La reconstruction du mur nord est terminée
2007 novembre 2009
Novembre 2009 la reconstruction du mur nord par l'association est terminée
Une bonne nouvelle : la Communauté de communes Loire et Sillon a voté une subvention de 50 000 euros pour la Chapelle au titre du développement touristique de la CCLS. Cette subvention devrait nous permettre de boucler notre financement en débloquant la somme que nous a alloué Total via la Fondation du Patrimoine.
avril 2009 - La reconstruction du mur nord est en bonne voie, les bénévoles sont motivés...
Malgré le défection du Conseil Général, des ouvertures sur des financements éventuels sont plus favorables. Pourra t'on voir des entreprises assurer le relais de l'association sur la chapelle ? Possible. A suivre ...
Photos avril 2009
mars 2009 - Nous réinstallons l'échafaudage démonté pour l'hiver et les travaux vont redémarrer sur le mur nord.
Le Conseil Général qui faisait trainer le dossier depuis quelques temps nous a finalement fait comprendre qu'il n'était pas enclin à financer le projet à partir des fonds prévus pour la réhabilitation du petit patrimoine non classé.
Ce dont on commençait à se douter...
Bien sur, tout cela est présenté de façon détournée en prétextant que le projet n'est pas suffisamment pas argumenté sur son utilisation future (...)
Retrouver ce témoignage du passé de Bouée restauré en bord de Loire dans le dernier accès naturel de l'estuaire ne leur parait pas intéressant même si à Rohars, près de la chapelle, l'observation des prairies de Loire et de leur faune peut se faire ici sans installation ruineuse pour les contribuables (...)
Surtout alors que ceci n'apparaissait pas dans leurs précédents courriers et que toutes les informations nécessaires leur ont été largement fournies sur les acteurs qui feront vivre le site.
La fiche projet téléchargeable ici témoigne bien de notre volonté de valorisation du site..
La reconstruction de la chapelle n'est décidément pas un projet auquels ils adhèrent et le mieux aurait été de nous le dire tout de suite.
Alors qu'ils nous demandaient dans un premier temps des garanties sur la qualité de la reconstruction patrimoniale et seulement cela, le projet présenté par l'architecte répondait pleinement à leurs attentes sur ce point, ils le reconnaissent d'ailleurs.
Nous avions répondu jusqu'ici à toutes les exigences en prenant, en particulier, un architecte du patrimoine, à nos frais bien entendu, et en donnant des gages sur les partenaires qui feront vivre le site, commission culture communale, groupe d'histoire locale, amis de la chapelle de Rohars, Estuarium etc.
En réalité le Conseil Général ne s'intéresse pas réellement à Rohars, son port et sa chapelle.

Même la prise en charge de l'alimentation électrique du site est pour l'instant refusée...
Dommage, mais nous ferons sans eux, il en faut plus pour nous décourager.
Photos mars 2009
Fin 2008- la reconstruction du mur nord est bien engagé. Il devrait être terminé à l'été 2009.
Les travaux sont suspendus pendant l'hiver
Album photos 2eme semestre 2008
Un dossier de financement est toujours en cours auprès du Conseil général qui ne manifeste pas un enthousiasme débordant. Manifestement notre intérêt pour ce patrimoine estuarien n'est pas partagé par tous. Ce dossier bloque tout et en particulier les autres subventions malgré le choix d'un architecte du patrimoine, à la charge de la commune, pour répondre favorablement aux exigences du Conseil général.
Mais heureusement, en attendant, les amis de la chapelle avancent toujours dans leurs travaux de maçonnerie...
Fin 2007 - mai 2008- Nous débutons le remontage du mur nord. Des dalles sont posées entre les piliers de l'entrée principale.
Album photos de fin 2007 à avril 2008
Les dossiers de financement sont en passe d'aboutir. Un plan de financement est établi avec la Fondation du patrimoine qui traite le dossier Total. Un architecte du patrimoine est sollicité pour répondre à la demande du Conseil général. Un rendez vous prochain avec les différents intervenants devrait finaliser le projet d'ici l'été 2008.
Une souscription est lancée en partenariat avec la Fondation.
L'alimentation électrique est demandée.
Juin - juillet 2007 - Les murs nord et sud sont conplètement stabilisés et protégés par une couche de mortier d'argile et de chaux. Nous nettoyons l'intérieur et les abords de la chapelle. La chapelle est prête a être maçonnée.
La porte sud, murée, est ouverte. Cette porte, peut être fermée depuis la construction de la sacristie, nous révèle un superbe encadrement en granit. Elle donne plein sud sur la Loire et le rocher sur lequel est construit la chapelle, très apparent à cet endroit, est nettoyé pour le mettre en valeur.
Pour la suite nous allons attendre les résultats de nos démarches.
Album photos fin juin et juillet 2007
Des dossiers de demande de subvention sont déposés auprès du conseil général et de Total (raffinerie de Donges). Ceci afin de financer les parties de la reconstruction que nous aurons du mal à assurer nous-mêmes. Le pignon ouest, par exemple, qui représente un volume d'heures de travail très important..
Les membres de l'association maitrisent bien maintenant la technique de construction ancienne à base de moellons et de mortier argileux. Mais nous aurons du mal à dégager suffisamment de temps pour l'ensemble de la reconstruction. Le recours à des entreprises spécialisée semblent indispensable du moins en partie.
A envisager rapidement : l'alimentation électrique du site.
Janvier - juin 2007- Nous installons deux portails. Le portillon ouest est fixé après reconstruction du pilier qui était en très mauvais état.
En mai nous débutons les travaux sur la chapelle. Ceux-ci consistent pour l'instant à préparer les murs nord et sud. Pour cela nous dégageons les parties qui menacent de s'effondrer de façon à dégager l'assise qui nous permettra dans quelques temps de reconstruire. Les pierres sont stockées près de la chapelle.
Album photos 1er semestre 2007
Janvier - Novembre 2006 - Le mur va être achevé. Rebâti avec un mortier composé d'argile, de sable et de chaux éteinte sur place. 35 mètres de mur ont été rebâtis quasiment à partir de zéro.
L'hiver approchant nous allons nous consacrer au nettoyage du site et au rangement des pierres en vue du démarrage des travaux sur la chapelle au printemps 2007.
En mars des grandes marées nous ont rappelé l'allure qu'avait le port lorsque le fleuve longeait la chapelle.
Album photos 2006
Durant l'année 2006 nous avons reçu des devis qui vont nous permettre de monter les demandes de subventions auprès d'organismes publics et d'entreprises privées.
Octobre - novembre 2005 - Les pignons de la chapelle protégés, nous continuons la reconstruction du mur le long de la route. Pour cela deux raisons: mettre en valeurs le site, ce qui sera le cas quand ce mur entre les deux portes principales sera achevé et se faire la main à la maçonnerie ancienne. A ce propos, les ouvriers bénévoles deviennent de plus en plus aguerri
Album photos octobre et novembre 2005
Septembre 2005 - Le 24/09/2005 les travaux restés en l'état depuis juin redémarrent. Nous terminons la protection des pignons en prévision des pluies à venir.
Des pierres aimablement données par des habitants de la région sont amenées sur le terrain.
Album photos septembre 2005
Le dossier de certificat d'urbanisme a été monté et envoyé aux services de la DDE.
Les services de l'équipement après avis favorable ont transmis le dossier aux services départementaux de l'architecture et du patrimoine.
En juillet les autorisations nécessaires sont arrivées et le certificat d'urbanisme est signé
.
Avril , mai et juin 2005
La reconstruction du mur d'enceinte a débuté. C'est l'occasion pour les bénévoles de se familiariser avec les techniques anciennes. Parallèlement nous entamons une opération de protection de la chapelle en recouvrant les pignons d'un mortier provisoire de chaux, d'argile et de sable et en recouvrant les murs. Ceci afin d'empêcher l'infiltration des eaux de pluie et d'enrayer la dégradation.
Album photos Avril à juin
Mars 2005- Nettoyage du muret de clôture et début de sa reconstruction
Le terrain de la chapelle est bordé d'un mur comportant trois entrées avec des piliers en bon état. Une partie du mur, la plus près de la chapelle, est effondrée. Après réflexion il a été décidé d'utiliser l'existant comme base de restauration.
Le scellement des pierres se fera de façon traditionnelle, c'est à dire avec un mortier de chaux, sable et argile.
Album photos Mars
Les démarches administratives sont en cours.
En attendant commencent les travaux de mise en valeur du site et en particulier nous débutons le relèvement du mur entre le terrain et la route.
février 2005 - Fin du nettoyage intérieur - Les pierres sont stockées, l'autel protégé..
Le muret de clôture est dégagé.
Album photos février 2005
22 janvier 2005 - Première journée de travaux à Rohars - Avant toute intervention de restauration, soumise aux autorisations futures, il s'agit pour l'instant de mettre en valeur le site et de débuter le nettoyage de l'intérieur de la chapelle et le stockage des moellons. Egalement au menu de cette première journée la clôture du terrain.
Album photos janvier 2005




Bibliographie et sources

Bernard David pour ses informations et travaux de recherches historiques sur Bouée
La plupart des textes d'archives sont issus des recherches de Bernard David

D. Barthélémy "Une cité ignorée de la Loire Inférieure : La Ville de Rohars" - Bulletin de la société archéologique de Nantes et de la Loire Inférieure - 1925
Fraslin "Notes géographiques, historiques et statistiques sur Bouée" 1888
M. Dugast-Matifeux "Nantes ancien et le Pays nantais" 1879
François Ledoux "Histoire de Savenay" 1875

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