Faune et flore remarquables de Bouée

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mise à jour 16 février 2009
Photos Alain Monnié et divers Internet
le héron
les garde-boeufs, l'aigrette
les ibis
les canards

les limicoles
le ragondin
les roseaux
l'iris des marais
la fritillaire pintadine
La psalliote des rivages
Et aussi... des cigognes

Au cours de vos promenades dans les marais de Bouée vous pourrez peut être observer l'envol du héron ou rencontrer ses cousins, le héron garde-boeuf et l'aigrette garzette , quelquefois en compagnie d'un nouveau venu dans le paysage, l'ibis sacré.
Sur les rives de la Loire, les canards et les limicoles trouvent dans les lieux humides un habitat rêvé.

Les nouveaux habitants des bords de Loire sont parfois surpris d'observer... des cigognes. Et pourtant elles sont nombreuses à migrer sur notre territoire et dans les marais de bord de Loire des perchoirs leur permettent d'installer leur nid et de se reproduire.

Dans les étiers vous pourrez observer le ragondin dont la surpopulation dévastatrice nécessite malheureusement une régulation.

Les roseaux du bord de Loire nous rappellent l'ancienne activité des "coupeurs de roux". Au printemps, l'iris des marais, décore notre campagne.
Vous pourrez également découvrir la fritillaire pintadine une fleur protégée des prairies humides.
Dans les marais de bord de Loire on trouve parfois une psalliote particulière (psalliota bernardi Quel.) commune sur les terrains salés maritimes


Aigrettes garzettes, hérons garde-boeufs et ibis
(photo Alain Monnié)
En octobre 2008, le curage de l'étier du Syl à provoqué un rassemblement d'oiseaux.
Mouettes, aigrettes garzettes, hérons garde-boeufs et... ibis.

 

Les ibis

Les ibis sacrés originaires d'Égypte et présents dans notre région proviennent de spécimens échappés du zoo de Branféré.
Leur multiplication pose aujourd'hui de sérieux problèmes.
Un envahisseur de plus avec le ragondin du Chili et l'écrevisse de Louisianne...

Des campagnes d'éradication contrôlées ont permis de réduire leur nombre dans la Loire-Atlantique à 2500 début 2009 contre 6000 estimés en 2007


Un ibis voleur de grenouille (photo AM)

Le Héron cendré

Le héron cendré est le type même du héron, commun en bord de Loire on le voit fréquemment venir se nourrir dans les étiers du marais.
Protégé depuis 1975 ses effectifs sont en progression.
Il niche en colonie près du fleuve.
Il se nourrit de poissons, amphibiens, reptiles, oiseaux, petits mammifères et invertébrés aquatiques variés.



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(photo AM)



Héron garde-boeuf (photo Internet)

Aigrette garzette (photo AM)

Le héron garde-boeuf et l'aigrette garzette

Dans les marais de Bouée on observe beaucoup de colonies de hérons garde-boeufs proches de l'aigrette garzette.
Ce petit héron blanc s'en distingue par son bec jaune et ses pattes verdâtres.
Il se trouve souvent en compagnie des hérons cendrés et bien sûr des bovins.

L'aigrette garzette est un héron blanc et gris perle de taille moyenne, portant au moment de la reproduction de longues plumes blanches sur la nuque qui étaient autrefois recherchées pour l'ornement des chapeaux.
Elle est protégée depuis 1962
Dans l'ouest de la France elle hiverne de plus en plus.

Dans l'estuaire la progression de ces oiseaux est spectaculaire depuis quelques années.
Ce qui ne va pas sans poser des problèmes car le héron garde-boeuf comme l'aigrette, et comme le héron cendré sont grands consommateurs de petits poissons, grenouilles, insectes aquatiques etc..
En effet les adultes des espèces piscivores peuvent consommer jusqu'à 16% de leur poids par jour.
Une population trop importante risque donc d'être préjudiciable, à terme, à la population piscicole des marais déjà mise à mal par les remontées d'eau salée.

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Les canards


Oiseau palmipède de la famille des anatidés, bon voilier et migrateur à l'état sauvage, se nourrissant de particules végétales ou de petites proies trouvées dans l'eau et retenues par les lamelles du bec: Le canard cancane, nasille, pousse son cri. © Larousse-Bordas 1998

Les canards sont abondants en bord de Loire.
Canard pilet, canard souchet, sarcelle, canard chipeau, tadorne de belon et bien sûr le colvert sont des habitants assidus des roselières.

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canards colvert, mâle et femelle
(photo AM)

Chevalier gambette (photo Internet)
Les limicoles
Limicole : se dit d'un animal qui vit dans la vase ou qui y cherche sa nourriture.
Pour ce qui nous intéresse il s'agit de petits échassiers qui possèdent des pattes disproportionnées par rapport à leur corps.
Les chevaliers et bécasseaux sont les principales espèces que vous pourrez observer près des rives de la Loire.


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Le ragondin - Myocastor coypus

Le ragondin est un animal originaire d'Amérique du Sud.
Ce n'est pas un rat malgré la consonance de son nom. mais un animal de la famille des castors.
Rongeur de la famille des myocastors, son aire géographique s'étend depuis l'Uruguay, le sud du Brésil et la Bolivie, jusqu'à la Terre de Feu au sud du Chili, à l'exception des régions montagneuses des Andes.
Son domaine recouvre une large variété de conditions environnementales, depuis les climats subtropicaux d'Argentine du Nord jusqu'aux hivers rigoureux de Patagonie du Sud.


(photo Internet)

En France, dès 1882, un élevage est signalé en Indre-et-Loire. A cette époque, beaucoup d'autres élevages existent mais disparaissent en 1914. Ce n'est qu'à partir de 1925 que le ragondin fut de nouveau introduit pour sa fourrure.


Ragondin dans l'étier de Rohars (photo AM)

Le ragondin a une queue cylindrique peu poilue. Les pattes postérieures sont palmées alors que les pattes antérieures ont de fortes griffes.
La fourrure est de couleur brun à jaune-brun.
Herbivore, bien que certains mangent des mollusques, son alimentation recouvre une large variété de plantes, variant selon la saison.
Les évasions de ragondins ajoutées aux lâchés volontaires d'éleveurs ruinés ont permis au ragondin de s'établir et de vivre dans de bonnes conditions dans la nature et en particulier dans les marais.
Les dégâts causés aux plantations et aux étiers par l'écroulement des berges du aux terriers oblige à réguler la surpopulation du ragondin, en absence de prédateur naturel, par des campagnes de "dératisation" systématiques.
Aujourd'hui les méthodes par empoisonnement étant interdites, ce sont les chasseurs qui sont mis à contribution. Malheureusement les moyens sont dérisoires par rapport au problème rencontré et le ragondin, comme la jussie dans le domaine végétal, reste un bel exemple de nuisance provoquée par des importations inconscientes et mal contrôlées d'espèces étrangères.


Des cigognes route de la Tiolais, près du bourg de Bouée (photo AM)

Les cigognes
Observer des cigognes blanches n'est pas rare à Bouée. Notre territoire ligérien est propice à une halte migratoire. mais un certain nombre reste dans la région durant le printemps.
Grâce, entre autres, à des perchoirs installés sur les bords de Loire, mais pas seulement, la cigogne est présente d'avril à juin, de la nidification à l'envol des petits. Et ce depuis 1955.
En 2007 : 39 couples reproducteurs ont été répertoriés en Loire-Atlantique.
Ce nombre est en constante augmentation

2010 : 57 couples reproducteurs
2011 : 69 couples reproducteurs

Chiffres et statistiques : Jo Pourreau - Hubert Dugué - Jean-Yves Brié

En savoir plus, un site spécialisé

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La roselière
Le roseau est une plante à rhizome du bord des étangs, à tige droite, lisse, creuse ou remplie de moelle et pourvue d'un épi de fleurs terminal, telle que le phragmite. (Classe des monocotylédones.)

(photo AM)
Une javelle de roux était une gerbe de roseaux liée par des tiges de roseau suffisamment souples. Des charretées de javelles et ensuite des "piles de roux"  étaient constituées dans l'aire. 
La principale utilisation de cette récolte de roseau était la  litière des vaches, après avoir débité les javelles. 
Les gerbes de roseaux étaient aussi confectionnées en vue de recouvrir les toits des maisons ou des abris. Les roseaux pouvaient servir aussi aux bardages et plafonds.
Le reste servait pour des constructions sommaires, par exemple des cabinets d'aisance.

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Cabane de roseau
fête du marais 1999
Les roselières couvrent tous les bords de la Loire au niveau de Bouée et servent d'abri naturel pour les oiseaux de passage
Jusqu'au milieu du XXème siècle, de la fin du mois d'août au début de septembre, les bords de Loire voyaient s'activer les coupeurs de roux.


(photo AM)

L'iris des marais

L'iris de marais est un rhizome à trois pétales jaunes externes larges, retournés et trois pétales jaunes internes plus petits.
Il pousse dans les lieux humides.
De mai à juillet vous pouvez l'observez dans le marais de Bouée.


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La fritillaire pintadine

La fritillaire pintadine(ou pintade)- lat. fritillus, cornet à dés - fait partie des fritillaires, genre de liliacées bulbeuses ornementales aux fleurs tombantes, dont l'espèce principale est la couronne impériale.
Elle fait partie des découvertes que vous pourrez faire durant vos balades dans le marais au printemps. On l'appelle communément "l'oeuf de vanneau" ou "damier".
En voie d'extinction, cette fleur caractéristique des terrains détrempés est protégée, respectez la.


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(photo AM)

La psalliote des rivages -
psalliote de Bernard
psalliota bernardi Quél.

Champignon de la famille des rosés, la psalliote des rivages pousse sur les terrains salés des régions maritimes. De fait elle est peu répertoriée dans les ouvrages spécialisés.

On peut la rencontrer dans les prés marais. de Bouée. Elle est massive, comestible malgré une chair épaisse.
Elle rosit fortement à la cassure.
L'odeur n'est pas très agréable mais la saveur est douce.


Psalliotes des rivages récoltées dans les marais de Couëbas (photo AM)